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L'ABAC et son histoire

Nous sommes en 1902 : réunis au café "L'Abeille", au pied de la colline du Suquet, une dizaine d'artistes décident de  se regrouper, de travailler en commun et d'exposer leurs oeuvres une fois par an. Animée par le peintre Louis Pastour, cette association, alors nommée "L'Artiste Club", va déclencher l'engouement des Cannois et des résidents en villégiature grâce à l'appui du maire Mr Capron. Le local de la rue Jean Goujon offert par le céramiste Honoré Cros n'est pas immense mais des salles d'exposition prestigieuses comme celle de l'hôtel Miramar sont mises à disposition des artistes.

L'association est présidée par deux authentiques princesses : mesdames Gagarine Stourdza et de Vendôme. Cette communauté d'artistes se fait alors connaître jusqu'à Paris et s'adjoint des membres célèbres tels Jean Gabriel Domergue; Kees Van Dongen; Henri Lebasque; Victor Tuby ... Certaines affiches de l'exposition annuelle seront dessinées par des célébrités.

De 1911 à 1940, l'association scintille du talent de ses membres qui travaillent la peinture, le dessin, le modelage, la lithographie, la sculpture, la gravure et la céramique. Plus tard, des ateliers libres comme celui de Phidias, et des cours pour enfants compléteront les programmes.

Après les temps sombres de la seconde guerre mondiale et de l'occupation, L'association des Beaux Arts de Cannes renaît et retrouve peu à peu son rayonnement. En 1969, elle obtient de la ville la location d'une salle de classe rue d'Oran. Sans eau, mal éclairée et bruyante, cette salle accueille néanmoins de plus en plus de membres qui s'y réunissent volontiers le samedi après-midi.

Enfin, en 1986, les artistes et leurs professeurs peuvent investir la maison actuelle située 2ème rue du Barri, sur cette colline du Suquet. La cours et les sept salles de classe, la salle voûtée offrent à l'école tout l'espace nécessaire à son expansion.
Dotée de statuts depuis 1904 et reconnue d'utilité publique en 1935, l'école des Beaux Arts de fonctionne aujourd'hui avec une dizaine de professeurs et des centaines d'élèves. Sa survie représente la preuve tangible de la pertinence du projet des amis de Louis Pastour.

Ce bâtiment a connu une histoire peu ordinaire : en 1518 cette demeure fut investie en Maison de Ville. C'est l'ancêtre d'une mairie. Le syndic élu annuellement s'y réunissait avec son conseil pour gérer les affaires municipales dans quelques domaines réservés.

En effet, le 16ème siècle en Provence sera propice à une volonté d’autonomie revendiquée par les laïcs vis à vis de leurs seigneurs. En descendant la colline hors du rempart seigneurial des moines du Lérins, les civils prennent leur destin en main.

Au sommet de la colline existait depuis le 12`me siècle un "claustro" (presbytère en provençal), composé d'un château, d'un donjon, d'une chapelle, d'écuries et d’entrepôts donnant sur une petite place, le tout ceint d'un rempart, le "barri". Appartenant aux moines de Lérins, ce château était défensif. Extrêmement puissants jusqu'au 15ème siècle, les moines rattachés au monastère de St Honorat sur l’île de Lérins, à un mille au sud, administraient toute la région.

D'abord regroupés en confrérie de Pénitents du Saint Esprit, dans une petite salle du claustro, les laïcs vont peu à peu s'éloigner du château et du pouvoir des moines de Lérins.

Plus tard, au fil des nombreux bouleversements qui ont transfiguré le Suquet, la maison devient un abattoir, car nous sommes alors dans le quartier de la boucherie. Elle conserve au sous-sol une salle nommée "l'issugan" en provençal, c'est à dire une pièce ou l'on faisait sécher des peux de bêtes. Devenue une prudhommie, cette salle voûtée conserve l'architecture des salles de garde d'ou les militaires surveillaient les mouvements ennemis, telles que l'on peut en visiter au château médiéval de Roquebrune (Cap d''Ail). La meurtrière, fenêtre en forme d'archère, atteste d'une construction du Moyen Age.

En 1792, la maison de ville est occupée par une école administrée par des Frères. Elle deviendra plus tard l'école communale.

En 1986, elle est concédée à l'Association des Beaux Arts par la municipalité de Cannes. Modernisée entre la fin du 19ème siècle et le début du vingtième, la demeure se divise en sept salles très lumineuses, avec vue sur le port pour certaines, permettant l'enseignement et la pratique de toutes les formes d'art graphique et plastique : peinture, portrait, aquarelle, sculpture, modelage, céramique, raku, art moderne, tant pour les adultes que pour les enfants. La salle historique est dévolue à la gravure.

Subventionnée par la ville de Cannes, et promue via les réseaux sociaux, les communiqués de Presse et la participation aux événements artistiques tels que le Suquet des Arts, l'école des beaux arts tend à recruter toujours plus de nouveaux élèves, et de réinscrire les anciens dans un soucis d'ambiance créatrice, joyeuse et bienveillante.

Le Contexte

A la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, un nombre important de créations de sociétés, associations et amicales voient le jour. En effet, aiguillonnés et enthousiasmés par le nombre d'inventions scientifiques révolutionnaires : ondes radio, automobile, téléphone, avion, ascenceur etc. les français et, singulièrement les citadins de province, vont s'adonner aux Belles lettres, à la musique, à l'histoire, aux arts plastiques, aux sciences occultes, à la thésophie en se regroupant par affinités.

Dès le 17ème siècle, des salons littéraires furent crées à Paris dans l'aristocratie parisienne. Cependant, au début du 20ème siècle, ces associations étaient ouvertes à tous et permettaient aux membres les plus érudits de partager leurs connaissances et d'approfondir leurs recherches. Des publications, des communications circulaient en nombre.

La cooptation par parrainage permettait à ces sociétés d'accroître leur nombre de participants de façon efficace. Un président, un vice président, un trésorier et un secrétaire composaient l'essentiel du bureau. Les statuts fixaient le cadre juridique. Seuls de graves événements historiques, des aléas et un manque d'attractivité pouvaient stopper leurs activités.

Sculpture en terre, sans titre, réalisée en juin 2018 par Sophie Chanel, dans l'atelier de Paolo Bosi.

Cette oeuvre nommée "Madame Musso", fait partie des estampes urbaines d'Olivia Paroldi. Le Suquet juillet 2018.

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Ancienne Ecole de la Castre, 2ème Rue du Barri,
06400 Cannes
+33(0)4 93 99 09 74
abac06@hotmail.com
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